Historique et origines du berger Allemand
Dans l'Allemagne du XIXè siècle, aucune race homogène
de chien de berger ne se profilait de manière précise. Vers 1870,
à l'ère de la révolution industrielle, quelques pionniers
tentèrent de sauver d’une disparition certaine de l'héritage
de leur passé de berger ; deux types de chiens émergèrent
alors de cette présélection. Le Berger de Wurtemberg fit son apparition
: grand et solide chien au poil sombre et épais, à la tête
forte et aux oreilles tombantes, au fouet frangé et porté en sabre,
dont le travail consistait à protéger les troupeaux en montagne.
Un autre chien apparût, le Thuringeois, au poil court et gris, avec une
ossature moyenne, aux oreilles droites et à la queue en trompette, et
dont la rapidité et la vigilance en faisaient un remarquable conducteur
de troupeaux. C’est dans cette période que deux cynophiles confirmés,
Schlenker et Eiselen eurent l’idée de créer une race unique
et plus polyvalente de chien de berger. Ils lancèrent le mouvement du
Berger Allemand. De croisements en croisements entre ces deux "races"
ils obtinrent un nouveau type de chien : grand, fort, aux oreilles droites et
à la queue en cimeterre. Par ailleurs, le Capitaine Max Emil von Stephanitz,
lui même cynophile passionné, décidait d’abandonner
à 33 ans une carrière militaire de convenance familiale pour se
consacrer à son ambition : créer une nouvelle race nationale.
C’est le 3 avril 1899 qu’ il eu la révélation dans
une exposition de Francfort : le fameux Hecktor Linkshein ; il en fit l’acquisition
et le rebaptisa Horand von Grafrath, du nom du petit domaine où il s’était
installé en Bavière. Il fonda le 22 avril 1899, la Verein fur
Deutsche Schäferhunde (SV), société spécialiste de
la race et passa 6 mois à travailler avec son ami éleveur Arthur
Meyer à la rédaction du premier texte du fameux "standard".
Le Berger Allemand était né.