13 octobre 2018

Visite de la fromagerie de Peney-le-Jorat

La fromagerie du Haut Jorat, située sur le plateau du même nom, a vu le jour en novembre 2005 dans le bâtiment de la fromagerie de Peney-le-Jorat. La direction en est assurée par monsieur René Pernet.
Chaque année, la fromagerie du Haut-Jorat transforme 6,5 millions de kilos de lait en Gruyère AOP et autres spécialités. Elle a été fondée consécutivement à l’agrandissement et à la fusion des sociétés de laiterie de Peney-le-Jorat et Villars-Mendraz. La nouvelle société devient alors la «Société de fromagerie du Haut-Jorat» avec l’adhésion des producteurs de Chapelle, Martherenges, Thierrens, Correvon et Mézières. Notre société de fromagerie du Haut-Jorat regroupe actuellement 27 producteurs laitiers.
Dans le plus grand respect du cahier des charges de l’AOP Gruyère, notre équipe, com-posée de 12 collaborateurs, fabrique tous les jours un Gruyère qui a été, à plusieurs fois, distingué pour ses qualités.

& Musée de l’uniforme

La petite commune d’Hermenches, au-dessus de Moudon, n’a plus d’auberge, plus d’épicerie et plus de poste. Mais elle a un musée! Dédié aux six corps constitués du Pays de Vaud et de la Confédération, ce dernier présente quelque 4000 uniformes réunis, en un quart de siècle, par Georges Bulloz. Revenu s’établir dans son village natal, depuis sa récente retraite, l’ex-intendant du Bâtiment administratif de la Pontaise (l’ancienne caserne militaire) à Lausanne, ne ménage pas ses efforts pour mettre en valeur sa collection. Selon son propriétaire, il s’agit «d’une des plus riches du pays», de par sa variété et de par le fait qu’elle a été rassemblée par un privé.
«Ma plus vieille tenue date du XVIIe siècle. Mais, en principe, pour ne pas trop me disperser, je me concentre sur la période qui va de 1850 à 1950», précise le maître des lieux. Et d’ajouter: «Rien que dans l’armée suisse, onze changements de tenue sont survenus en un siècle.»
De la forme du col au coloris du tissu, en passant par les matériaux utilisés pour les galons ou les épaulettes et le nombre de boutons, ces modifications sont parfois à peine perceptibles à l’œil nu. C’est en s’appuyant sur la littérature spécialisée — notamment des brochures éditées par les musées militaires — que Georges Bulloz parvient à dater ses pièces.

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Aussi des accessoires et des documents
Dans la grange d’Hermenches, les pièces sont présentées, par thèmes, sur des mannequins, des bustes ou des cintres. D’abord les militaires puis, plus haut, les pompiers, les gendarmes, les policiers et, enfin, les facteurs et les cheminots. Ici et là, de nombreux accessoires et autres documents complètent la partie vestimentaire: des coiffes, des baïonnettes, des mousquetons, des machines à écrire ou des téléphones. Dans un local récemment aménagé en bureau, on trouve encore quelques pièces de choix: un costume d’huissier de la Confédération qui côtoie un autre, de l’Etat de Vaud, un uniforme de garde pontifical du XIXe siècle et une tenue d’ambassadeur, au plastron brodé de fil de métal doré.
«C’est en découvrant, sur un trottoir, une tenue militaire de 1898 que j’ai débuté ma collection. Je trouvais dommage que ça parte à l’incinération», se souvient Georges Bulloz. Dons de particuliers, reprises de collections et nombreux achats dans les bourses et les brocantes: ce passionné consacre, depuis, «toutes ses économies et tout son temps libre» à son Musée de l’uniforme. «Chaque automne, j’utilise ainsi 25 litres de produits pour traiter mes costumes et les protéger contre les mites.»
Si, en valeur incendie, le contenu de son musée est taxé à plus d’un million de francs, en raison de son intérêt historique, ce dernier coûte beaucoup plus que ne rapportent les quelques dizaines de visites annuelles. Mais l’adage est bien connu: «Quand on aime, on ne compte pas.»
UTILE Une partie de la collection de Georges Bulloz sera visible à la Brocante de Bulle, à l’Espace Gruyère, les 28, 29 et 30 janvier. De 10 h à 21 h (dimanche 18 h). Le musée est ouvert sur rendezvous. Tél. 021 647 06 34 (soir) ou 079 212 69 35.
Visite commentée gratuite. Crousille à la sortie.

FRANCIS GRANGET

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